Bulle culturelle n°1

Durant la fermeture de l’exposition « Banlieue sur Seine. Histoire et devenir des usages et paysages du fleuve », la Maison de Banlieue et de l’Architecture vous proposera des « bulles culturelles » chaque mercredi et samedi. Vous pourrez retrouver ces bulles sur les réseaux sociaux et sur le site Internet de la Maison de Banlieue et de l’Architecture. N’hésitez pas à les diffuser autour de vous. Nous vous accueillerons avec plaisir en exposition dès que possible.

Bonne lecture !

Photo de Pierre Tessier

Qu’est-ce que ce radeau ?

Il s’agit d’un train de bois de 72 m de long qui a fait le trajet de Clamecy (Nièvre) à Paris en 2015, en 3 semaines.

Le train de bois, tel qu’il a été reproduit en 2015, est un système qui permet de transporter, en les faisant flotter, des bûches assemblées entre elles sous la forme d’un long radeau.

La Seine fut longtemps une voie de transport majeure même si la navigation pouvait être intermittente en fonction des saisons. Ainsi, le fleuve représentait 80% du transport de marchandises vers Paris au début du XIXe siècle. Supplanté depuis par la route et le chemin de fer, le transport fluvial en France suscite aujourd’hui un regain d’intérêt.

Carte postale, années 1900

Que font ces chevaux ?

Ces chevaux tirent le bateau en arrière-plan, c’est le système du halage, un mode de traction animale ou humaine qui fut utilisé jusqu’au XIXe siècle. Les animaux, notamment des chevaux de trait, étaient attachés aux bateaux, lesquels étaient dépourvus de moteur, pour leur permettre de remonter le cours du fleuve. Ils avançaient sur un chemin de halage aménagé le long du fleuve au plus proche du niveau de l’eau. Pour ne pas entraver le passage des animaux, le chemin n’était pas planté d’arbres. Avec la disparition du halage, nous pouvons observer une modification du paysage des bords de Seine, qui peuvent désormais être arborés.

Des coches d’eau existaient également pour permettre aux voyageurs de se déplacer d’une ville à une autre, avec des horaires de passage précis. Le service des coches était géré depuis 1775 par la même administration que le service des diligences.

Le développement de l’industrie et des aménagements (canalisation à partir des années 1830, construction de barrages-écluses…) sera accompagné du passage de bateaux de plus grande taille, comme les péniches de gabarit Freycinet (38,5 x 5,05 m).

Nous vous retrouvons bientôt sur les chemins de banlieue pour une prochaine bulle culturelle !

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