Nouvelle Bulle Culturelle n°5

La Maison de Banlieue et de l’Architecture vous donne rendez-vous tous les samedis pendant le confinement avec ses nouvelles bulles culturelles, pour en découvrir plus sur le patrimoine de banlieue et de ses « villes d’art Modeste et d’histoires Simples ».


Nouvelle Bulle Culturelle n°5 :

Au fil de la banlieue, histoire et mutation de l’ancienne mairie-école

D’après-vous de quel bâtiment s’agit-il aujourd’hui ?

Bâtie en 1837, la première mairie-école de la ville d’Athis-Mons est détruite en 1870 lors de la guerre franco-allemande. Dépourvue de maison commune, la municipalité organise la reconstruction d’une nouvelle mairie-école en 1876, mais elle choisit un projet qui est refusé par l’administration centrale. L’architecte Eugène Tuane, établi à Choisy-le-Roi doit revoir sa copie ! Félix Ferrari lui succède à la direction de la construction de l’édifice.

Tout comme la première mairie-école, l’emplacement de ce nouvel édifice est le symbole de la fusion des villages d’Athis et de Mons décrétée en 1817. En effet, le bâtiment se trouve précisément à mi-chemin des anciens villages d’Athis et de Mons sur la Grande Rue.

Cliquez ici pour consulter le plan d’ensemble de la commune de l’époque (page 2).

Vous pouvez observer l’école ainsi que les anciens villages d’Athis et de Mons.

La nouvelle mairie-école

Achevée en 1880, la nouvelle mairie-école d’Athis-Mons se compose d’un bâtiment principal pourvu d’un étage. Elle est construite en pierre meulière, provenant de Viry-Châtillon et des environs, dans un style beaux-arts caractérisant les œuvres architecturales de la IIIème République. 

Une décennie s’écoule avant que la mairie-école soit agrandie en 1890, face à l’augmentation de la population. L’architecte Paul Simon ajoute deux ailes à la structure principale : l’école des filles à droite et celle des garçons à gauche. A l’arrière de l’édifice central, au fonds de la cour,  un local est surélevé pour accueillir notamment la cantine et la classe enfantine.

Les bureaux de la mairie d’Athis-Mons sont au rez-de-chaussée de l’édifice original. Quant au premier étage, il est le lieu d’habitation des instituteurs de l’école. De 1898 à 1904, l’enseignement est délivré par Monsieur Léonidas Fouque aux petits athégiens et athégiennes. Ce même Léonidas Fouque est l’auteur de la monographie communale d’Athis-Mons qu’il réalise en 1899. Tel un lointain présage pour l’édifice, on raconte que le fils de l’instituteur Fouque poursuit à l’âge adulte des études d’architecture.

Cliquez ici pour consulter le plan de l’ancienne mairie-école, réalisé par Léonidas Fouque (page 55).

Le cahier n°2 : Centenaire d’une monographie communale : Athis-Mons, 1899-1999. Une mairie-écoles, des élèves, un instituteur reprend intégralement la monographie athégienne. Il est consultable gratuitement en ligne ici.

Une transformation de la mairie-école au rythme de la banlieue

Au début du XXème siècle, le monde rural décline, cédant brusquement sa place à l’urbanité. La ville d’Athis-Mons, banlieue au sud de la capitale, se métamorphose alors au rythme de la croissance, de l’industrie, du chemin de fer et de l’immigration. Comme le reflet de ces évolutions, la mairie-école devient trop exiguë. À sa construction en 1880, la commune compte près de 1 000 habitants, ils sont 10 000 en 1930. Face à ce rapide développement, la municipalité achète en 1929 la propriété et le château d’Avaucourt dans lequel elle déplace ses bureaux où elle siège encore aujourd’hui. 

 Le groupe scolaire sera agrandi en 1932 et 1954 avant la construction de l’école Pasteur en 1956. Jusque 1990, différentes activités se succèdent entre les murs de l’ancienne mairie-école. Tantôt commissariat, tantôt logements, elle accueille aussi la médecine scolaire ou encore des structures associatives. Après ces divers usages, en 1999, la municipalité met l’ancienne mairie à disposition du centre culturel qui vient de créer un département consacré à la mémoire de la banlieue : la Maison de Banlieue et de l’Architecture est née.

Vous pouvez retrouver les nouvelles bulles culturelles sur les réseaux sociaux et le site Internet de la Maison de Banlieue et de l’Architecture. N’hésitez pas à les diffuser autour de vous et à la semaine prochaine pour une autre bulle !

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