Exposition : Du potager au gazon chéri, petite histoire des jardins en banlieue essonnienne

Les jardins sont une spécificité de la grande couronne francilienne et un atout insoupçonné de territoires de banlieue peu valorisés, dont l’aspect verdoyant étonne souvent les visiteurs.

Leur histoire raconte en partie la fabrication de notre paysage de banlieue, du substrat rural et agricole aux lotissements pavillonnaires, jusqu’aux grands ensembles avec leurs espaces verts et autres programmes de logements collectifs ou individuels actuels.

Le jardin du pavillonnaire s’est transformé au cours des décennies. La parcelle, au départ, avait une double fonction d’habitat (pavillon) et nourricière (potager et verger). Cette dernière s’est transformée au bénéfice d’une fonction d’agrément, même si on assiste dernièrement à un sursaut potager en lien avec le développement de la culture biologique.

Cette exposition s’attache à montrer la diversité des jardins (historiques, populaires, familiaux, partagés…) de l’ancien au nouveau, du privé au collectif ou public. Elle pose enfin la question du rôle des jardins dans la transformation à venir du territoire, entre couture des différents morceaux de ville ou accélérateur de l’étalement urbain au nom du  » à chacun son jardin  » ! Vieille terre de paysages, porte d’entrée du sud parisien, l’Essonne est traversée par quelques uns des axes principaux de la France.

 

Réalisation : Maison de Banlieue et de l’Architecture et Laurence Roy (maquettes), avec le concours des Domaines départementaux de Chamarande et de Méréville, Centre artistique et culturel, 2007.

Présentation à la Maison de Banlieue et de l’Architecture : du 17 novembre 2007 au 19 avril 2008.

Description : 12 Panneaux, 90 x 190 cm, supports et œillets et 2 maquettes d’une même parcelle de lotissement (1908 et 2008) sous plexiglas, 35 x 50 x 50 cm.

Publication : Cahier n° 13 de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, éponyme  En savoir +

Documentaire réalisé par CINÉAM  En savoir +

Autour de l’exposition : visites, conférences, randonnées urbaines… En savoir +

Conditions de prêt : signer une convention, adhérer à la Maison de Banlieue (27 €), assurer l’exposition, prendre en charge le transport. Prêt gratuit.

Renseignement / réservation : Thomas JAKUBOWSKI- 01 69 38 07 85 – mail

 

> Descriptif

> Panneaux

 

 

1 commentaire

  1. Berger Olivier dit :

    Actuellement dans les banlieues pavillonnaires d’Essonne la mode en est à la vente de morceaux de jardins, entre deux pavillons existants, pour en faire bâtir un troisième et du coup chacun a un jardin qui se réduit comme peau de chagrin. Vu depuis la rue on ne se rend pas compte de l’étendue de certaines parcelles en lanière de parquet, que google earth révèle. Le potager autrefois à la mode était lié à la pauvreté raison pour laquelle il revient : les Parisiens des classes moyennes et populaires avaient placé toutes leurs économies dans l’achat du terrain et la construction de la maison souvent chères, aussi les gens devaient cultiver leurs propres légumes, élever des lapins, échanger des fruits avec leurs voisins, pour pouvoir s’en sortir. La SNCF accordait des jardins aux cheminots comme un avantage en nature pour compenser les bas salaires. La banlieue pavillonnaire est souvent associée aux potager, les gens le redécouvrent grâce à la crise et en vue de limiter les gaspillages de ressources c’est aussi un bon moyen d’éduquer les enfants à autre chose que la consommation sans fin.

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