1 décembre 2004
Les Portes de l’Essonne. Tome 1 : Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste

Edité par l’APPIF avec l’aide du Conseil Général de l’Essonne, cet ouvrage révèle de véritables lieux de mémoire. Villes de la proche périphérie parisienne, Athis-Mons et Paray-Vieille-Poste se sont urbanisées dans l’Entre-deux-guerres à partir d’îlots villageois, gagnés dès la fin du XIXème siècle par l’habitat d’agrément, sur le coteau de Mons et les bords de Seine, puis par l’industrie dans le quartier du Val.
Dans les premières décennies du XXème siècle, l’épopée des « mal-lotis » fait naître les zones pavillonnaires caractéristiques de la banlieue parisienne. Porteur d’une identité et d’une histoire locale, le pavillon côtoie ainsi la grange monastique de Mons, le château de la comtesse de Charolais, les maisons de villégiature et les édifices de la Reconstruction. Un héritage aux multiples facettes compose l’image de ce territoire d’ »art modeste et d’histoire simple ».
A travers le premier volume d’une anthologie consacrée au patrimoine architectural et mobilier de la nouvelle communauté de communes des Portes de l’Essonne, le lecteur est convié à découvrir les traits particuliers de cette histoire urbaine et de son habitat.
Recherche : Brigitte Blanc, conservateur
Photographies : Philippe Ayrault
Décembre 2004 – 23 euros (adh. : 20 euros) – ISBN : 2-905913-42-8
Consultation : centre de documentation de la Maison de Banlieue et de l’Architecture
21 juillet 2004
Autour de l’exposition : Quand on est mort c’est pour la vie. De quelques cimetières essonniens
• Dire la mort aux enfants /la mort dans la littérature jeunesse : conférence-discussion
Avec Avec Mme Brunson, psychologue scolaire, groupe scolaire de l’Erable à Viry-Chatillon, Mme Wilmotte, psychologue, Espace Parents Ville d’ Athis-Mons, Melle Bintz, conseillère pédagogique, circonscription IEN Athis-Viry, et Mme Morvan, Section jeunesse de la Médiathèque Simone de Beauvoir d’Athis-Mons.
• Les contrats obsèques : solutions ou pièges… et du funéraire en général : conférence-discussion
Avec M. Kawnick, de l’Association française d’information funéraire, en collaboration avec le Service Retraités de la Ville d’Athis-Mons et le Centre d’information et de coordination gérontologique de la Communauté de communes » les Portes de l’Essonne « .
Rappel des évènements autour des expositions
11 février 2004
Exposition : Quand on est mort c’est pour la vie. De quelques cimetières essonniens
Le passage d’anciens villages à des nouvelles villes – et des villes nouvelles – de banlieue a eu des répercussions sur la place réservée aux disparus. Le manque de place, une nouvelle législation, de nouvelles pratiques funéraires vont, avec les décennies de développement plus ou moins organisé de ces nouvelles villes qui mangent la campagne, obliger les pouvoirs municipaux à agrandir, déplacer, créer de toutes pièces, de nouveaux cimetières.
La question des relations entretenues par les Essonniens avec leurs défunts dans les cimetières, peu étudiée dans une société qui cache la mort, invite à explorer des pistes multiples : Du cimetière paroissial au communal, les déclinaisons sont plurielles. Sont également multiples les formes et découpages de l’espace cimetière, selon le relief et l’histoire du lieu. L’architecture comme le mobilier funéraire sont sujets à des modes, des styles (matériaux, décorations…) variant selon la richesse et les croyances des défunts et de leurs familles, les fabricants…
Les personnalités et les monuments sont nombreux de Gabriel Chevrier, inventeur du haricot « chevrier », à Jean Cocteau, traces à la fois de la petite et de la plus grande histoire. Comment redécouvrir, avec les enfants comme les adultes, la ville des morts à côté de celle des vivants ?
Réalisation : MdBA, 2003.
Présentation à la MdBA : du 11 février au 21 juillet 2004.
Description : 12 Panneaux, 90 x 190 cm, supports et œillets.
Publication : Cahier n° 10 de la MdBA, éponyme. En savoir +
Autour de l’exposition : visites, conférences, randonnées urbaines… En savoir +
Conditions de prêt : signer une convention, adhérer à la MdBA, assurer l’exposition pour une valeur de : 12 000 €
1 février 2004
Cahier n° 10 : Quand on est mort c’est pour la vie. De quelques cimetières essonniens
Si nous travaillons à une meilleure connaissance de notre environnement urbain de banlieue essonnienne, qu’en est-il de ces « villes des morts » – nécropoles – à côté de celles des vivants ? Ce cahier aborde un sujet peu traité : une série de différents articles devrait permettre de mieux appréhender le sujet en croisant les approches.
Le passage d’anciens villages ruraux et terroirs agricoles à des nouvelles villes – et des villes nouvelles – de banlieue a eu des répercussions sur la place réservée aux disparus. De l’antiquité au cimetière paroissial au chevet de l’église (du haut Moyen-Âge au début du XIX ème siècle) à celui communal déporté à l’extérieur du noyau villageois ou urbain, les déclinaisons sont multiples, tout comme les forme et découpage de cette grande parcelle qu’est le cimetière.
Les sources archéologiques et archivistiques, la généalogie nous apportent des informations. L’architecture des tombes et monuments est sujette à des modes, des styles, un langage et une symbolique, variant selon les décennies, la richesse des défunts et de leurs familles, les fabricants…
Le cimetière est aussi un lieu d’intégration qui a progressivement accueilli les nouvelles populations qui ont suivi les vagues d’urbanisation (pavillonnaire puis grands ensembles) et qui ont fait, depuis la fin du XIX ème siècle, le choix d’installer leur dernière demeure en ce sud de la Seine et Oise qui va devenir l’Essonne en 1964. Des anonymes comme des personnalités, autochtones ou immigrés de l’intérieur comme de l’extérieur, dont nous parlons.
Le cimetière est aussi un outil pédagogique que nous manquons pas d’utiliser dans nos actions éducatives à l’environnement urbain, au patrimoine en banlieue et à l’architecture., La législation funéraire s’est modifiée depuis deux siècles. Les pratiques funéraires évoluent (de l’inhumation à l’incinération).
Le manque de places peut être crucial en certaines communes. La « rotation » sur le siècle des concessions s’est accélérée. Les conséquences sur le paysage de nos cimetières (des unités architecturales) avec ses carrés anciens, nouveaux ou spécialisés ne sont pas toujours heureuses ! Un pan de notre histoire première de l’Essonne disparaît silencieusement avec les reprises de tombes abandonnées par les familles. Il y a urgence à prendre conscience de la valeur de ce patrimoine funéraire, d’art souvent Modeste et d’histoires Simples, pour en sauvegarder et restaurer au moins une partie.
Sommaire :
♦ INTRODUCTION
Pascal Martin, président, et François Petit, directeur, Maison de Banlieue et de l’Architecture
♦ PRATIQUES FUNÉRAIRES EN ESSONNE, DU NÉOLITHIQUE AU HAUT MOYEN ÂGE
Caroline Claude, archéologue, Conseil général de l’Essonne, Direction de la culture, Service du patrimoine
♦ HISTORIQUE DE L’ESPACE CIMETIÈRE ET DE L’ARCHITECTURE FUNÉRAIRE – De l’inhumation à la crémation
♦ L’ESPACE CIMETIÈRE
♦ L’ARCHITECTURE FUNÉRAIRE
♦ LA CRÉMATION : les columbariums ou sépultures cinéraires
♦ SYMBOLES FUNÉRAIRES OU LE LANGAGE DES TOMBES
Sylvaine Detchemendy, Association Les Appels d’Orphée
♦ LE CIMETIÈRE COMMUNAL DE LIERS À SAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS
De la protection de la nécropole russe à la mise en valeur du cimetière communal
Luc Savonnet, architecte du patrimoine
♦ LE CIMETIÈRE COMME OUTIL PÉDAGOGIQUE
♦ CIMETIÈRE ET GÉNÉALOGIE
Simone Devers, généalogiste amateur
♦ LES SOURCES D’ARCHIVES
Élisabeth Guilitch, Archives départementales de l’Essonne
♦ PERSONNALITÉS AYANT UNE SÉPULTURE EN ESSONNE (PAR COMMUNE OU PAR ACTIVITÉ)
Bibliographie
Lexique
Cimetières visités et photographiés
Repères chronologiques
Sites Internet – Associations de soutien du deuil
♦ INFORMATIONS
• Association Les Appels d’Orphée
• Association française d’information funéraire (AFIF)
• Groupe ELABOR
Réalisation : Maison de Banlieue et de l’Architecture (MdBA), février 2004.
Description : 96 pages, illustré. ISBN : 2-9521356-0-6
Exposition itinérante : « Quand on est mort c’est pour la vie. De quelques cimetières essonniens » En savoir +
Commande : envoi d’un chèque à l’ordre de Maison de Banlieue (8 € plein tarif ou 6 € tarif adhérents + 3 € de frais de port) ou en ligne ci-dessous.


